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Le Bois/énergie

Ressource naturelle renouvelable par excellence, le bois a toujours été utilisé comme combustible de chauffage. Des années 1950 au premier pic pétrolier, l'utilisation des combustibles fossiles (gaz, fioul, charbon) a entraîné un certain déni du bois combustible.

Mais dans le contexte actuel de l'augmentation du prix des énergies fossiles, on assiste ainsi à un regain d'intérêt et particulièrement à une meilleure utilisation du bois comme source d'énergie dans de nombreux pays européens. Le secteur a fortement évolué : on trouve différents combustibles bois et les avancées technologiques ont permis l'apparition de systèmes de chauffage au bois  performants, pratiques et faciles d'utilisation.

Le chauffage au bois (bûches, pellets, plaquettes) retrouve sa place dans les habitudes de chauffage. La Belgique, quoique timidement par rapport à d'autres pays, suit également cette tendance. Elle dispose en effet d'un certain « capital bois » qui peut être valorisé à des fins énergétiques.

Les cas d'application se multiplient, que ce soit dans le secteur industriel, dans les bâtiments publics ou encore chez les particuliers. Les appareils proposés sur le marché permettent de trouver des solutions adaptées à la plupart des situations : chauffage d'appoint, central, production d'eau chaude sanitaire ou combinaison avec d'autres énergies renouvelables.

 

 

Quels sont les + et les - du bois-énergie ?

+

-

Bilan carbone « neutre »

Espace de stockage conséquent nécessaire

Source renouvelable d’énergie

Vidange périodique du bac à cendres

Valorisation des produits connexes

Appareils de chauffage performants assez coûteux

Prix compétitif du combustible

Certains appareils ont une autonomie limitée (bûches)

Maintien de l’emploi local, retombées économiques locales

 

Réseau de professionnels de + en + étendu

 

Diversification des débouchés pour le secteur forestier

 

 

 Autonomie énergétique

 

 

Quels sont les différents types de combustibles bois ?

Le combustible bois peut se présenter sous différentes formes: les pellets, les briquettes, les plaquettes et les bûches.

Les pellets ou granulés de bois

Les pellets sont des granulés composés de sciure de bois compressée. Par rapport à d’autres combustibles ligneux, les pellets ont la particularité d’avoir des caractéristiques standardisées en termes de dimensions, de composition, de pouvoir calorifique, de taux de cendre, etc. La standardisation de ces caractéristiques (qui est contrôlée par des certifications) permet l’automatisation et le réglage des conditions de combustion des appareils. Les pellets de bois peuvent être utilisés dans les poêles, les chaudières, les poêles-chaudières et les poêles de masse.

A partir de la fin de l’année 2005, plusieurs producteurs wallons ont commencé à produire des granulés de bois. En 2012, 7 producteurs sont actifs en Wallonie (dont un pour l’usage industriel). Ensemble, ils représentent une capacité de production annuelle d’environ 460.000 tonnes/an.

Equivalence énergétique : 220 kg de pellets = 100 litres de mazout.

On peut également fabriquer des granulés à partir d’autres sources de biomasse (paille, miscanthus, etc.) : les agro-pellets.

Les briquettes

Les briquettes, comme les pellets, sont constituées de sciure de bois compressée. Elles présentent par contre des dimensions supérieures et peuvent être utilisées à la place des bûches de bois dans les feux ouverts, inserts, poêles et chaudières.

Les plaquettes ou bois déchiqueté (« wood chips »)

Les plaquettes sont des petits morceaux de bois déchiquetés. Elles sont commercialisées en vrac (à la tonne ou au map = mètre cube apparent de plaquettes) ; sèches (25 à 30% d’humidité) ou fraîches (environ 50% d’humidité).

Equivalence énergétique : 300 kg de plaquettes sèches = 100 l de mazout. 

Plusieurs professionnels wallons produisent, stockent et livrent des  plaquettes à des utilisateurs de plus en plus nombreux (particuliers, entreprises, bâtiments publics). 

Les bûches

Les bûches constituent le moyen de chauffage au bois le plus traditionnellement utilisé par les particuliers. Les feuillus durs (charme, hêtre, chêne, etc.) constituent le meilleur bois de chauffage. Les résineux peuvent également être utilisés, mais ils brûlent plus vite, émettent plus de suie et se conservent généralement moins bien. Le bois est commercialisé par stère (empilement de bois de 1m sur 1m sur 1m).

Equivalence énergétique : 0,5-0,6 stère de bois = 100 l de mazout.

Pour s’assurer une bonne combustion, on utilisera du bois bien sec (2 ans de séchage, voire plus pour certaines essences) et non pollué (pas de peinture, vernis, produits d’imprégnation, etc.)

En savoir plus sur les différents types de combustibles bois

Quels sont les différents systèmes de chauffage au bois ?

On distingue essentiellement deux types de systèmes de chauffage au bois : les appareils d’appoint et les systèmes de chauffage central.

Parmi les appareils d’appoint, destinés à chauffer une ou plusieurs pièces, on rencontre :

Les feux ouverts.

Très convivial, ce système est cependant celui qui présente le moins bon rendement. Des améliorations y ont été apportées, notamment par des récupérateurs de chaleur qui permettent d’obtenir de meilleurs rendements (environ 20%).

Les inserts et foyers fermés.

Ces appareils, parfois appelés « encastrables », améliorent le principe des feux ouverts. Dans ce cas, la chaleur est propagée par rayonnement par la vitre et par convection (naturelle ou forcée) entre le foyer et la carrosserie de l’appareil. Les inserts sont à encastrer dans une cheminée existante, tandis que les foyers fermés sont habillés d’une maçonnerie à but décoratif. Selon le type d’appareil, le rendement peut aller de 40 à 80%.

Les poêles à bûches.

De nombreuses avancées technologiques (meilleur contrôle de la combustion, par exemple) ont permis de mettre au point des appareils qui peuvent aujourd’hui atteindre des rendements de 70 à 90%. Les poêles transmettent traditionnellement la chaleur par rayonnement, mais on trouve également sur le marché des appareils équipés d’un circuit de convection.

Les poêles à granulés.

Par rapport aux poêles à bûches, les poêles à granulés ont la particularité d’être pourvu d’un réservoir qui n’est pas en contact direct avec la chambre de combustion. C’est une vis sans fin qui amène automatiquement la quantité voulue de granulés destinés à la combustion. Ces appareils, de haute technologie, présentent un confort d’utilisation équivalent aux appareils fonctionnant au gaz ou au mazout. Leur rendement peut atteindre 90%, voire plus pour certains modèles. 

Les poêles-chaudières

Ils permettent non seulement de chauffer la pièce dans laquelle ils se trouvent, mais aussi d’alimenter en eau chaude un petit réseau de radiateurs. Ils constituent en quelque sorte un système intermédiaire entre les appareils destinés à ne chauffer qu’une seule pièce et les systèmes de chauffage central.

Les poêles de masse

Ces appareils, présentant une masse importante, fonctionnent sur le principe de l’accumulation de chaleur et sont construits  dans une matière réfractaire (pierre, argile, céramique, stéatite). La combustion a lieu dans un foyer central et les fumées chaudes circulent dans une série de conduits afin de transférer leur chaleur au matériau. La chaleur est accumulée dans le matériau et restituée  par la suite par rayonnement dans le milieu ambiant lorsque le foyer est éteint. Ces appareils, d’un grand confort de chauffe, ne sont néanmoins pas adaptés à n’importe quel type de bâtiment. Tout comme les poêles-chaudières, ils peuvent être connectés à un circuit d’eau chaude pour un système de radiateur ou d’eau chaude sanitaire et constituent en quelque sorte un système intermédiaire entre les appareils destinés à ne chauffer qu’une seule pièce et les systèmes de chauffage central.

Pour les appareils d’appoint, on cite souvent les critères suivants pour une première évaluation de la puissance à installer : 

  • surface habitable allant de 80 à 130 m2 : 8 à 10 kW
  • surface habitable de 100 à 150 m2 : 10 à 12 kW
  • surface habitable supérieure à 150 m2 : 12 à 18 kW

Les systèmes de chauffage central, quant à eux, sont représentés par : 

Les chaudières à bûches.

L’utilisation de bûches dans une chaudière nécessite de nombreuses manipulations, mais cela reste un des moyens les moins chers pour se chauffer au bois. L’autonomie est variable selon la demande en chaleur, mais il faut habituellement charger la chaudière au moins une fois par jour. Il est conseillé de coupler la chaudière à un ballon tampon (ou ballon hydro-accumulateur), ce qui permet de faire fonctionner la chaudière à puissance nominale, c’est-à-dire à son meilleur rendement (50 à 80%, selon les modèles), tout le temps où elle est allumée.

Les chaudières à plaquettes et les chaudières à pellets.

Ces chaudières sont entièrement automatisées. Le combustible (plaquettes ou pellets) est stocké dans un réservoir (cave, grange, silo, …) et acheminé automatiquement (vis sans fin) vers la chambre de combustion de la chaudière. La combustion est de très bonne qualité car les alimentations en air et en combustible sont gérées avec finesse. Le rendement varie de 70 à 90% (voire plus pour certains modèles).

Dans les deux cas, lorsque c’est possible, il peut être particulièrement intéressant de coupler un système de chauffage au bois à un dispositif de panneaux solaires pour la production d’eau chaude sanitaire. Une plus grande souplesse d’utilisation peut également être obtenue en installant un ballon tampon (hydro-accumulateur).

En savoir plus sur le chauffage au bois pour les particuliers

Qu’est-ce que la norme ENplus ? La garantie de pellets de qualité partout en Europe

Pourquoi utiliser des pellets de bois certifiés? Why use certified wood pellets?

L’utilisation de pellets certifiés apporte à l’utilisateur mais aussi à l’installateur et au fabricant d’appareils de chauffage une garantie sur leur qualité. Ces pellets de bois certifiés répondent à un cahier des charges très strict, en matière de qualité de la matière première, de caractéristiques physiques et chimiques, de pouvoir calorifique, etc. Cette certification garantit également que la production est réalisée selon un processus contrôlé et validé par un organisme indépendant. 

Using certified wood pellets brings quality guarantee to the end user but also to boilers and stoves manufacturer or installer. These certified wood pellets meet a very strict set of specifications in terms of quality of the raw material, physical and chemical characteristics, calorific value, etc. This certification also ensures that production is carried out in a controlled process, validated by an independent certification body.

Notions de norme/certification  Standard/certification : concepts

Il y a régulièrement une confusion entre norme et certification.

  • La norme définit un référentiel commun pour caractériser des produits ou systèmes. Elle peut être d’application obligatoire dans le cadre d’une marque CE par exemple ou d’application volontaire.
  • La certification est une démarche volontaire du professionnel qui désire démontrer sa qualité par un système de contrôles indépendants attestant par exemple du respect des préconisations d’une norme.

Ainsi, la plupart des certifications des pellets de bois garantissent le respect des critères de la norme européenne EN 14961-2 par un système d’audits et de contrôles internes et externes.  Le professionnel certifié peut ensuite apposer le logo de la certification sur ses produits.

En Belgique, la totalité des producteurs de pellets destinés aux particuliers sont certifiés.

There are regular confusion between standard and certification.

  • The standard defines a common framework for characterizing products or systems. It may be mandatory under a CE mark for example, or voluntary.
  • Certification is a voluntary initiative from the professional who wants to demonstrate his quality by a system of independent controls evidencing such compliance with, for example, standard recommendations.

Thus, most certifications of wood pellets ensure compliance with the requirements of the European standard EN 14961-2 by a system of audits and internal and external controls. Certified professional can then affix the certification logo for its products. In Belgium, all producers of pellets for individuals market are certified.

Certification ENplus 

ENplus garantit que les pellets produits respectent les critères définis par la norme européenne 14961-2 plus d’autres critères tels que la température de fusion des cendres. ENplus est actuellement uniquement réservée aux pellets du marché des particuliers et compte deux classes: A1, A2. La classe A1 définit les critères de qualité les plus stricts. La classe A2 diffère notamment par une tolérance de taux de cendres plus élevée.

ENplus assure la qualité de la totalité de la filière des pellets de bois, de la production au transport en passant par le stockage. Une fois par an, des contrôleurs indépendants vérifient chez les producteurs de pellets les installations et les processus de production. Des échantillons de pellets sont également prélevés et analysés. La traçabilité et la garantie de qualité est donc complète. Par exemple, les pellets d’un stockage peuvent être tracés à tout moment par le biais d'un numéro d'identification spécifique permettant de remonter jusqu'au fabricant.

ENplus est une certification internationale rayonnant sur toute l’Europe. Les pellets importés sont donc soumis aux mêmes règles que les pellets produits au sein du pays concerné permettant une transparence totale pour le consommateur et une absence de risque de concurrence déloyale pour les producteurs locaux.

ENplus a été créée en 2010 et connait un succès exceptionnel. A l’heure actuelle, environ 4 millions de tonnes de pellets sont certifiées ENplus en Europe, représentant environ 50 % des pellets du marché des particuliers. En Allemagne et en Autriche les pellets sont majoritairement certifiés ENplus.

ENplus est en perpétuelle évolution. En effet, via notamment le projet PellCert, des améliorations sont régulièrement apportés à cette certification.

ENplus est développée par l’European Pellet Council, organisme regroupant les associations nationales du secteur des pellets. 

ENplus ensures that produced pellets meet the criteria defined by the European Standard 14961-2 in addition to other criteria such as the melting temperature of the ash. ENplus is currently only open to individuals’ pellets market and has two classes: A1, A2. A1 class defines the criteria for the highest quality standards. Class A2 differs by including a tolerance of higher ash content.

ENplus ensures the quality of the entire chain of wood pellets, from production to transport passing by storage. Once a year, independent auditors verify pellet producers’ facilities and production process. Samples of pellets are also collected and analyzed. Traceability and quality assurance are therefore complete. For example, pellets from storage can be traced at any time through a unique identification number to go back to the manufacturer.

ENplus is an international certification radiating throughout Europe. Pellets imported are subject to the same rules as the pellets produced in the concerned country allowing total transparency for the consumer and no risk of unfair competition for local producers.

ENplus was created in 2010 and knows a great success. In 2013, around 4 million tons of pellets were Enplus certified in Europe, representing 50% of the pellets of the retail market. In Germany and Austria the pellets are mostly Enplus certified.

ENplus is constant evolution. Indeed, especially through PellCert project, improvements are regularly made ​​to this certification.

Enplus is developed by the European Pellet Council, an association which brings together the national associations of the pellets body.

Liens utilesUseful links

http://www.pelletcouncil.eu/

http://www.enplus-pellets.eu/

Comment concevoir son projet de chauffage au bois ?

Il n’est pas toujours facile de choisir un système de chauffage au bois. Certaines questions doivent être pensées au préalable pour trouver le système le plus adapté à la situation: 

Le logement est-il bien isolé ?

Lorsque c’est possible, la première chose à faire est d’isoler correctement le bâtiment à chauffer. Ceci aura pour effet immédiat de diminuer les besoins en chauffage, donc la puissance de l’appareil à installer et la consommation annuelle en combustible. On rejoint ici le concept d’Utilisation Rationnelle de l’Energie (URE).

A titre d’exemple, un logement de 150 m² de surface habitable (375 m³) nécessitera une puissance presque trois fois supérieure s’il n’est pas isolé par rapport à de bonnes conditions d’utilisation (31 kW contre 12 kW).

Quelle est la localisation géographique du logement ?

En Wallonie, certaines zones présentent un climat plus rigoureux (la Haute-Ardenne, par exemple). Par ailleurs, certains microclimats liés à la topographie des lieux peuvent avoir une influence (une maison située dans un fond de vallée étroit est plus difficile à chauffer qu’une maison exposée plein sud). Enfin, une maison quatre façades se refroidira plus facilement qu’une maison mitoyenne.

Quel est le type de logement à chauffer ?

S’agit-il d’une nouvelle construction, d’une rénovation, d’une résidence secondaire ? En effet, ces critères donnent des informations importantes quant aux besoins en chauffage (isolation, fréquence d’utilisation, etc.)

De quel espace dispose-t-on pour le stockage du combustible ?

On s’interrogera également sur la place nécessaire pour entreposer le combustible et sur la possibilité d’intégrer cet espace au bâtiment (c’est surtout le cas pour l’installation d’une chaudière à alimentation automatique où il est utile de prévoir un espace proche de la chaufferie pour recevoir le silo contenant le combustible). Notons au passage qu’il existe de nombreuses possibilités d’intégration d’un silo au bâtiment (cave, grenier, silo enterré, …).

S’agit-il du chauffage principal ou d’un chauffage d’appoint ?

Dans le cas du chauffage principal, on s’orientera vers l’installation d’une chaudière (à alimentation automatique ou non), alors que pour un chauffage d’appoint plusieurs types d’appareils individuels existent sur le marché (poêles, inserts, …).

Le système est-il destiné à chauffer une/des pièce(s) ou toute la maison ?

Pour chauffer une ou plusieurs pièces, on s’orientera vers un poêle (ou insert) ou vers un système de poêle-chaudière ou de poêle de masse. Dans le cas du chauffage de l’entièreté de la maison, le choix se portera sur un système de chauffage central alimenté par une chaudière (à alimentation automatique ou non). Le choix dépendra aussi se si le système doit-il également fournir de l’eau chaude sanitaire ou non.

Voulez-vous voir la flamme du foyer ?

Certains accordent de l’importance à ce critère. Si oui, le choix s’orientera vers un appareil à bûches situé dans une pièce de l’habitation : poêle, insert, poêle-chaudière, …

Quel type de combustible ?

Si l’on opte pour la facilité d’utilisation, on s’orientera vers un système de chauffage à alimentation automatique (pellets ou plaquettes). Par contre, l’utilisation de la bûche a encore de nombreux adeptes ! De quelle place dispose-t-on pour le stockage ?

Faut-il surdimensionner l’installation « au cas où… » ?

Afin d’éviter les gaspillages ou les froides déconvenues, il est indispensable de s’interroger et de prendre le temps de déterminer correctement la puissance de la chaudière à installer (Quel est le volume à chauffer ? Quelle est la qualité de l’isolation de la maison ? Quelle est la température intérieure souhaitée ? Le bois constitue-t-il le seul moyen de chauffage ?). Il importe de ne pas installer une puissance plus élevée que nécessaire : cela conduirait à faire fonctionner les appareils la plupart du temps à allure réduite (en sous-régime) donc dans des conditions de combustion peu satisfaisantes (baisse du rendement, augmentation des émissions d’imbrûlés). Les professionnels peuvent vous aider à déterminer le dimensionnement de votre système de chauffage.

« Puis-je installer un chauffage au bois dans n’importe quelles conditions ? » 

Lors de l’installation d’un système de chauffage au bois, il ne faut pas négliger les aspects liés à la cheminée. Son inspection par un professionnel pourra vous rendre bien des services… et peut-être éviter des déconvenues. Dans certain cas, la configuration du bâtiment est telle qu’il s’avère impossible d’installer un système de chauffage au bois (petit bâtiment en ville, absence de cheminée dans un vieux bâtiment, très faible consommation en énergie, …) mais l’évolution du marché propose de plus en plus de solutions par rapport à certains problèmes techniques. Toutefois, plutôt que de vouloir à tout prix installer un chauffage au bois, une bonne isolation et une moindre consommation vous permettront déjà de réduire votre « empreinte écologique » !

FAQ – ValBiom vous répond

« Où puis-je me faire aider si je souhaite installer un système de chauffage au bois ? »

Le bois énergie se décline sous plusieurs facettes. C’est pour cette raison que la Région wallonne a mis en place plusieurs facilitateurs pour le bois énergie. ValBiom fait partie de ce réseau de facilitateurs. Le secteur confié à ValBiom constitue l’utilisation domestique de la biomasse (Facilitateur bois énergie pour les particuliers).

Les coordonnées des autres facilitateurs peuvent être obtenues sur le site portail de l’énergie en Région wallonne.

On rappellera aussi que dans le cadre de l’installation d’un système de chauffage central, il est important de faire appel aux professionnels qui pourront vous conseiller judicieusement.

« On dit que la combustion du bois n’émet pas de CO2. Qu’en est-il ? » 

Lorsque le bois brûle, il émet du CO2 comme dans toute combustion de matière carbonée. Ce qui distingue le bois des combustibles fossiles, c’est que le CO2 relâché dans l’atmosphère lors de la combustion du bois correspond à la quantité de carbone que le bois a stocké durant sa croissance par la photosynthèse. Dans une logique de gestion durable des forêts, le bilan CO2 est donc nul pour autant que le capital forestier se reconstitue.

« Faut-il de la place pour stocker des pellets ? »

Pour une consommation annuelle en mazout de 2 000 l, on considère généralement qu’il faut disposer de 2 à 3 m³ de stockage pour le mazout contre environ 6 m³ pour des granulés de bois. Néanmoins, le silo peut être plus petit que la taille correspondant à la consommation annuelle. Il suffira alors de se faire livrer 2 fois par an au lieu d’une seule fois.

« Puis-je brûler n’importe quoi dans un poêle à bûches ? » 

Un poêle à bûches n’est pas un « brûle tout » ou un incinérateur !!! Si l’on décide d’acquérir un poêle à bois pour s’affranchir des combustibles fossiles, il faut poursuivre son engagement jusqu’au bout et ne brûler que du bois sec et propre (sans peintures, vernis, colles, etc.).

« On parle parfois de pellets de mauvaise qualité. Qu’en est-il ? » 

Les rumeurs circulent très vite de nos jours et il faut se méfier des informations colportées sans vérification des sources. Comme dans tout produit, certains granulés sont de moins bonne qualité que d’autres. Il ne faut bien entendu pas généraliser et considérer que tous les pellets sont de piètre qualité. Les principales caractéristiques des granulés (pouvoir calorifique, taux d’humidité, taux de cendre, …) figurent en général sur les sacs lorsqu’ils sont commercialisés sous cette forme. Des laboratoires d’analyse peuvent toutefois procéder à des analyses complémentaires si nécessaire. Certains granulés sont également validés par des normes nationales (DIN plus, …) ou européennes (ENplus) qui sont un gage de qualité. Il faut toutefois vérifier que la mention de la norme est associée à un numéro d’enregistrement.

En Belgique, la totalité des producteurs de pellets destinés aux particuliers sont certifiés.

« Produit-on déjà des granulés de bois en Wallonie ? » 

Il y a actuellement plusieurs producteurs de granulés en Wallonie et le réseau de distributeurs ne cesse de grandir. Ce secteur évoluant assez rapidement, une liste des professionnels du secteur des pellets en Wallonie est disponible sur le site de ValBiom.

En 2012, 7 producteurs sont actifs en Wallonie (dont un pour l’usage industriel). Ensemble, ils représentent une capacité de production annuelle d’environ 460.000 tonnes/an.

« En matière de bois énergie, où se situe la Belgique par rapport à l’Europe ? » 

D’après le dernier baromètre « biomasse solide » de EurObserv’ER, la production d’énergie primaire à partir de biomasse solide était de 66 358 ktep en 2007 pour l’Union européenne. Pour la même année, la Belgique totalisait 527 ktep, ce qui représente moins de 1% de la production d’énergie primaire belge. La situation évolue néanmoins dans le sens d’un recours plus important à la biomasse pour produire de l’énergie en Belgique. Ainsi, deux centrales électriques (une en Wallonie et l’autre en Flandre) produisent actuellement de l’électricité à partir de pellets. La centrale des Awirs, par exemple, fonctionne uniquement à partir de pellets et produit annuellement environ 570 GWhe (0,7% de l’électricité produite en Belgique).

« Qu’est-ce que la filière bois énergie ? » 

De manière simplifiée, la filière bois énergie regroupe toutes les étapes qui vont « de l’arbre à la cendre ». Elle s’intègre dans la filière bois traditionnelle et reprend généralement les étapes suivantes : récolte du bois, transformation (déchiquetage, par exemple), transport, stockage, livraison au client final. Elle concerne aussi bien le domaine public (réseaux de chaleur alimentant des bâtiments publics), que les entreprises (séchoirs alimentés par les produits connexes de scierie, par exemple) ou le chauffage domestique.

« Y a-t-il assez de bois en Wallonie pour assurer le développement de son usage comme combustible ? N’y a-t-il pas un risque de concurrence avec les autres utilisations (panneaux de particules, pâte à papier ?) » 

Il convient d’être clair : il n’y a pas assez de bois en Région wallonne pour couvrir l’ensemble de ses besoins énergétiques. Le bois a néanmoins un rôle considérable à jouer, en s’ajoutant aux autres sources renouvelables d’énergie. Il peut ainsi contribuer à augmenter l’indépendance énergétique de la Région. Le bois n’est pas LA  solution, mais une partie de la solution.
Si l’on considère une utilisation « raisonnable » du bois pour produire de l’énergie (utilisation par les particuliers, auto-consommation des industries de la filière bois, petits réseaux de chaleur dans des communes rurales), il n’y a aucun risque de concurrence avec les autres utilisations traditionnelles (panneaux de particules, pâte à papier). Ce qui inquiète, par contre, ce sont des porteurs de projets dont l’objectif est de produire de l’électricité à partir de bois ou de fabriquer des pellets à grande échelle, alors qu’ils ne disposent a priori d’aucune ressource. Dans ce cas, il peut y avoir un risque de concurrence.

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Pierre Martin

Pierre MARTIN

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