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Les Biolubrifiants

Les biolubrifiants regroupent selon la définition du CEN (Centre européen de Normalisation) les lubrifiants présentant un contenu minimum biosourcé (25% minimum de carbone renouvelable), des qualités de biodégradabilité et  une faible toxicité. Selon l'application, un lubrifiant peut aussi permettre de transmettre des forces (huiles hydrauliques), d'évacuer une partie de la chaleur engendrée par le frottement pour diminuer la température des machines (fluides de coupe utilisés dans le travail des métaux) ou encore d'éviter la corrosion (huiles moteur).
Les lubrifiants titulaires de l’écolabel européen sont d’emblée considérés comme des biolubrifiants.

Jusqu'au milieu du 19ème siècle, les huiles et graisses d'origine végétale ou animale étaient la matière première de la majorité des préparations lubrifiantes. Depuis que l'huile minérale a été découverte et commercialisée pour un rapport qualité/prix très compétitif, elle a conquis une part largement majoritaire du marché. L'évolution récente des contraintes environnementales a pour conséquence un retour aux huiles biosourcées comme bases ou additifs pour la préparation de lubrifiants plus respectueux de l'environnement.

Les bases lubrifiantes utilisées pour fabriquer les lubrifiants biosourcés dérivent principalement des huiles végétales. Ces huiles peuvent être utilisées sous forme non modifiée, mais le plus souvent elles sont utilisées sous forme d'esters (on parle d'esters oléochimiques) dont les propriétés physico-chimiques (viscosité, stabilité à l'oxydation et aux contraintes thermiques, solubilité, point d'écoulement...) varient selon l'origine de l'huile et le type d'ester. Les huiles végétales utilisées sont issues de diverses cultures, généralement le tournesol ou le colza, mais elles peuvent également provenir de cultures plus exotiques (palme, coco...).

Les lubrifiants d'origine minérale sont intéressants pour le secteur industriel mais ils ont également des défauts: ils polluent, ne sont pas sans risque pour la santé des utilisateurs et épuisent les ressources fossiles. Comparés à leurs homologues d'origine pétrochimique, les biolubrifiants présentent des propriétés de biodégradabilité, un impact toxicologique moindre et ils mettent en œuvre des ressources renouvelables. De ce fait, ils présentent un intérêt tout particulier dans le cas de la lubrification « à usage perdu » (huiles de chaînes de tronçonneuses par exemple) ou lorsque les lubrifiants présentent un « risque élevé de perte accidentelle » (huiles hydrauliques par exemple).

 

Liens utiles

Comment puis-je reconnaître un lubrifiant plus respectueux de l’environnement ?

L’écolabel européen est un label écologique qui garantit au consommateur que le lubrifiant qu’il choisit respecte des critères environnementaux des plus exigeants. Les produits qui reçoivent l’écolabel européen sont facilement reconnaissables au logo en forme de « fleur » apposé sur leur étiquette.

En plus de satisfaire les exigences des normes de performance technique, les lubrifiants écolabelisés doivent également répondre à des critères environnementaux stricts (faible toxicité, biodégradabilité élevée) et contenir un pourcentage minimal en matières premières renouvelables. Les lubrifiants concernés par l’écolabel sont les fluides hydrauliques, les huiles de transmission pour tracteurs, les graisses (y compris pour tubes d’étambot), les huiles de chaînes de tronçonneuses, les huiles pour moteurs deux-temps, les huiles pour le décoffrage du béton, les lubrifiants  pour  câbles, les huiles pour  tubes d’étambot et les autres produits de graissage d’appoint.

Hormis les huiles végétales, les graisses animales et leurs dérivés, peut-on envisager l’utilisation d’autres matières premières biosourcées pour la formulation des biolubrifiants ?

Oui, des molécules synthétiques traditionnellement obtenues à partir de la pétrochimie peuvent aussi être obtenues à partir de matières premières renouvelables et être utilisées comme bases lubrifiantes. On peut citer par exemple le farnésène (hydrocarbure de la famille des terpènes qui peut être obtenu par fermentation du sirop de sucre de canne), les huiles algales ou encore les hydrocarbures synthétiques obtenus par le procédé Biomass to Liquid. L’efficacité de cette dernière voie pour la production d’huile de base reste encore à démontrer. 

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Jonathan Guevorts

Jonathan GUEVORTS

ACV, Biolubrifiants, Produits biobasés

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